Mes amies, l'heure est grave.
Cette semaine à la cantine, une de mes collègues (appelons-la Cunégonde) dit en regardant mes mains que décorer ses ongles, ce n'est plus de son âge. Or l'âge de Cunégonde est le mien : nous sommes nées la même année. Et quel âge avons-nous ? Mes mains tremblent sur le clavier ; un mythe va s'écrouler ; car il me faut vous l'avouer : Cunégonde et moi avons la quarantaine bien sonnée. Autrement dit, à mots couverts, Cunégonde me signifie-t-elle que je suis une gamine immature ou - pire - une vieille qui veut se rajeunir ? Que je ferais mieux de montrer mes ongles nus ou tout au plus recouverts d'un discret vernis transparent pour donner l'air sérieux et lisser les stries ?
Mais alors, quand vais-je assouvir mes folies de paillettes, mes envies d'arcs en ciel, mes petits délires colorés ? Si j'écoutais Cunégonde, je n'aurais même pas l'espoir d'attendre de pouvoir le faire à la retraite. Quand je serai bien vieille, au soir, à la chandelle, je tiendrai un blog beauté où l'on regardera mes taches et mes rides. Et puis, après tout, pourquoi pas. J'espère que j'aurai toujours envie de prendre soin de moi et de m'amuser dans trente ans, si je suis encore là...
Pour illustrer mon propos, un petit swatch d'un rouge foncé entre vampy et classique provenant d'une collection au nom prédestiné : China Glaze Retro Diva. Voici Stroll, un jelly bordeaux à paillettes dorées, sur une base opaque car je n'avais pas tellement envie de transparence. Sans cela, il doit bien falloir trois couches pour arriver à l'opacité désirée. Mais quand même, il est beau...
Tout de même, je fais des efforts pour porter des teintes sérieuses, non ?
Eh bien non, pas si sérieuses que ça. Il y a des petits éclats, de la
texture... Tout compte fait, je suis une rétro diva, et j'assume.
Bises :-*